La Samaritaine, dans Jean 4, tirait sa subsistance : sa compréhension de Dieu, son identité et sa sécurité, du puits de Jacob, de son héritage familial et de sa vision limitée de l’adoration. Jésus lui révèle que l’adoration authentique ne vient ni d’une montagne ni d’un temple, mais de Dieu lui-même, adoré en esprit et en vérité. chacun doit identifier la source réelle de sa subsistance spirituelle, émotionnelle et même sociale.
Actes 12 illustre deux manières opposées de tirer sa subsistance. Pierre, bien que prisonnier et menacé de mort, repose entièrement sa vie sur Dieu : il dort paisiblement, et Dieu envoie un ange pour le délivrer miraculeusement. À l’inverse, Hérode tire sa gloire, son autorité et sa sécurité de l’approbation humaine. Le peuple, les Tyriens et les Sidoniens dépendent de lui pour vivre, et quand ils le flattent en disant : « Voix d’un Dieu et non d’un homme », Hérode accepte cette adoration. Dieu l’humilie aussitôt : un ange le frappe et il meurt rongé de vers. Toute subsistance tirée d’un homme ou du monde finit inévitablement par s’effondrer.
Seule la parole de Dieu demeure et donne la vie : malgré les persécutions, « la parole de Dieu se répandait, et le nombre des disciples augmentait ». Les disciples, eux, tirent leur subsistance de Jésus-Christ, même quand cela semble difficile à accepter ou contraire à leurs habitudes religieuses (comme Pierre chez Corneille). Chacun doit choisir la bonne source : ne pas dépendre d’un homme, d’un système, d’une tradition ou d’une gloire terrestre, mais de Dieu seul, qui établit, délivre et fait croître ceux qui marchent dans la vérité